Son cubano

A la fin du 19ème siècle, venant de la région montagneuse du Sud de l’Oriente, un musicien guantanamero du nom de Nené Manfugás arrive pour les fêtes du Carnaval de Santiago. Ce musicien apporte avec lui un son nouveau dérivé du Changüi. Il joue alors dans un trio composé d’un tres (petite guitare), de bongos et d’une marímbula (caisse en bois munie de lames de métal que l’on fait vibrer).

Ce genre musical va petit à petit se répandre dans toute l’île jusqu’à la Havane, où il va évoluer, faisant aussi passer le nombre de musiciens de 3 à 6 (en ajoutant d’autres instruments dont les “claves”)

Dans les années 20 et 30, le Son va devenir la danse la plus populaire, s’inspirant également du Danzón et du Changüi. C’est la danse de l’élégance par excellence composée de beaucoup de déplacements, des mouvements visuels et acrobatiques et de la musicalité. La particularité du Son est qu’il se danse à contretemps (sur le “2”).

La popularité du Son va beaucoup diminuer à partir des années 1940 à cause du phénomène Casino puis Salsa qui va le reléguer au rang de musique pour personnes âgées.

Assez paradoxalement, l’explosion du Son à l’échelle mondiale surviendra près de 80 ans après ses premiers pas grâce au célèbre Buena Vista Social Club réuni en 1998. À cette occasion, le grand public a pu re-découvrir le Son Cubano et beaucoup de styles musicaux antérieurs à la Salsa.