Rumba

Durant toute la traite négrière à Cuba, les esclaves africains qui se retrouvent déracinés et parqués dans leurs baraquements cherchent à perpétuer leurs chants rituels durant les rares moments libres des journées de travail. Ceux-ci sont accompagnés de tambours et certains esquissent quelques pas de danse improvisés. Les influences des diverses ethnies africaines représentées se mélangent pour produire une musique profane purement cubaine.

Suite à l’abolition de l’esclavage à la toute fin du 19ème siècle, nombre d’esclaves affranchis quittent les champs pour se diriger vers les petites et grandes villes en quête d’un emploi mais sont repoussés vers les quartiers les plus populaires ou vers des terrains bidonville. L’accès à l’emploi étant difficile, pour occuper ces longues journées, on prend l’habitude de se réunir pour danser et chanter dans des fêtes de Rumba dans les solares (cours intérieures des grands immeubles collectifs).

Les textes de la Rumba parlent du quotidien : amour, amitié, trahison, difficultés quotidiennes, mort, événements particuliers… ou lancent un défi aux autres musiciens ou danseurs. Considérée comme vulgaire avec une forte connotation sexuelle par la haute société, la Rumba est proscrite dans les lieux publics, cafés ou cabarets jusqu’à la Révolution cubaine.

Aujourd’hui, la Rumba est encore pratiquée à Cuba. Le retour aux racines noires lui a apporté de nombreux jeunes adeptes. Elle apporte également beaucoup d’influences à la musique cubaine, notamment la Timba ou ce que l’on appelle globalement la Salsa Cubaine.

On peut distinguer trois formes de Rumba :
Columbia

Yambú

Guaguancó